Saint-Pons-de-Thomières et le Pays Saint-Ponais
Histoire et patrimoine de l'ouest du département de l'Hérault

Famille d'André

Le "Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à à la fin du XIXe siècle" de Gustave Chaix d'Est-Ange consacre une notice à la famille d'André.

La branche anoblie sous la Restauration de la famille André, établie à Rabastens, a prétendu descendre de la famille des capitouls de Toulouse d'André de Servolles. La confusion est entretenue par leur parenté avec Jacques d'André leur cousin, capitoul en 1660.

Famille d'André

TOME 1

Armes : de gueules au sautoir d'or.

"Il existe une famille d'André, originaire de Rabastens, en Languedoc, qui a adopté des armoiries presque identiques à celles de la famille dont il vient d'être parlé et qui en est cependant tout à fait distincte [famille d'André, en Provence]. On en trouvera une généalogie dans les Nouveaux Carrés d'Hozier au cabinet des Titres.

Cette famille croit être une branche de la famille d'André de Servolles mentionnée plus bas qui a eu pour auteurs François André, bourgeois de Toulouse, anobli par le capitoulat de cette ville qu'il exerça en 1595 et 1621, et son fils, Arnaud André, sieur de Servolles, capitoul en 1627.
A l'époque de la Restauration la famille d'André demanda au président d'Hozier de reconnaître qu'elle descendait d'un frère de ce dernier personnage ; à l'appui de sa demande elle présenta un certain nombre d'actes dont le plus ancien était le contrat de mariage passé le 19 août 1680 d'un de ces ascendants, le sieur Pierre André, bourgeois, habitant la ville de Buzet, avec Jeanne de Falguière, fille du sieur Falguière; ce contrat fut passé en présence de diverses personnes parmi lesquelles figure noble Arnaud André, ancien capitoul, oncle paternel du marié [il ne s'agit pas d'Arnaud André, mais de Jacques d'André]. On conclut de ce contrat que le marié était petit-fils de François André capitoul en 1595 et 1621.

On ne voit pas cependant que ni Pierre André marié en 1680, ni ses descendants aient eu de prétentions nobiliaires antérieurement à la Révolution. Jean André, en 1684, fils de Pierre, épousa en 1742 [erreur de date], Anne de Brun; il fut père de Jean-Gabriel André, baptisé à Rabastens en 1743, qui épousa en 1768 sa cousine Adrienne Falguière, et grand- père de Jean-Pierre-Joseph André qui épousa d'abord Marie Dupin de Saint André, puis en 1803 Anne Falguière.

Ces divers personnages ne portaient d'autre qualification que celle de bourgeois de Rabastens.
Jean-Armand André, né en 1804, fils du précédent, était encore très jeune quand il reçut le titre héréditaire de baron, avec majorat, par lettres patentes du roi Louis XVIII du 17 mai 1821 ; il devint dans la suite ministre plénipotentiaire et grand officier de la Légion d'honneur et mourut en 1880 laissant deux enfants de son mariage en 1840 avec Melle Boutet, fille d'un Pair de France.

Principales alliances : Falguière, Dupin de Saint-André, de Brun, de Cazotte 1876, Auhé de Bracquemont 1878.

"Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à à la fin du XIXe siècle" Par Gustave Chaix d'Est-Ange - 1903


[ACCUEIL] [PLAN DU SITE] [ECRIVEZ-MOI] [GITE DE CHARME DANS L'HERAULT]