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| La famille de Treil de Pardailhan |
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L’histoire de la famille de Treil de Pardailhan, originaire du
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de Saint-Pons-de-Thomières en Languedoc, illustre les possibilités d’ascension sociale
au 18ème siècle.
Elle est représentative des familles bourgeoises de Saint-Pons, à la fin de l’Ancien Régime
qui vivent «noblement» et se fondent en quelques générations dans la
petite noblesse locale.
En revanche la rapidité de cette transformation sociale de la famille Treil est étonnante :
à peine une génération. | |
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Armoiries de la famille de Treil de Pardailhan |
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Le fondateur de la dynastie familiale est
Joseph Treil. D’origine terrienne il est né vers 1681, au pied des gorges d’Héric dans le hameau d’Ornac
(commune actuelle de Mons-la-Trivalle). ![]() ![]()
Joseph Treil est un homme entreprenant ; tour à tour receveur des dîmes ,
banquier, trésorier du chapitre de Saint-Pons, il s'est d'abord fixé à Olargues, à
quelques kilomètres de son village d’origine. A quarante ans il est riche et peut racheter en
1723 une demeure à Saint-Pons au baron de Portes de Pardailhan.
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![]() Saint-Pons: la ville épiscopale ! | |
Quelques années plus tard, il marie ses filles avec de riches bourgeois
de Saint-Pons (famille Amblard) et d’Albi (famille Delecouls). ![]() ![]() ![]() L’étape suivante de l’ascencion sociale est l’anoblissement. En 1750, Joseph Treil achète pour son fils aîné François la charge anoblissante de conseiller secrétaire du roi maison et couronne de France, en la chancellerie auprès de la Cour de Montpellier, puis quelques mois plus la terre, seigneurie et château de Pardailhan. En 1756, il reprend l’office anoblissant à son nom et achète la terre et seigneurie de La Caunette , voisine de celle de Pardailhan, dans le Minervois.
Le hameau de Ponguiraud, chef-lieu du Pardailhan Enfin les deux autres cadets ont une destinée honorable : Alexandre qui prend le nom de Treil de Saint-Martial est officier d'infanterie et Antoine devenu Treil de Lavallongue est receveur des gabelles à Castres. (voir le document de généalogie familiale de Gilberte Hagen et aussi la descendance de Joseph Treil et Marie Azais) Riche, considérée, anoblie, la famille de Treil de Pardailhan est puissante à Saint-Pons à la fin de l’Ancien Régime. La dernière étape de la métamorphose sociale est l’entrée à la cour du Roi. Les petits fils de Joseph de Treil, Thomas-François , mousquetaire et Alexandre garde du corps entrent dans la Maison Militaire du Roi à Versailles.
Thomas-François approche même directement Louis XVI en devenant en 1785 officier commensal
en tant que «conseiller maitre d’hôtel du Roi» (voir la page consacrée à sa belle-famille).
La Révolution de 1789 voit la famille se déchirer entre ses membres, qui choisissent des camps opposés:
Election de Thomas Treil-Pardailhan, député de Paris, en 1791
Son cousin germain Delecouls à Albi est un élu du nouveau régime, même pendant la Terreur.
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Après la Révolution , les dissensions familiales achèvent de ruiner
les Treil de Pardailhan au début du 19ème siècle.
En 1829 la baronne Charlotte de Treil de Pardailhan représentant la branche aîné est lourdement
endettée et doit vendre le domaine de Pardailhan; elle s'installe alors au
château d'Autricourt en Bourgogne.
La branche cadette vend ses dernières terres à La Caunette vers 1870.
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Château d'Autricourt, propriété de la famille jusqu'à la fin du 20ème siècle | |
En 1868, le comte de Pardaillan, de la famille des Pardaillan de Gascogne entreprend une procédure contre la famille de Treil de Pardailhan pour usurpation de nom et du titre. La famille de Treil de Pardailhan gagne ce procès, qui confirme le droit de porter le titre de baron de Pardailhan. |
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