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| La famille Tissié-Sarrus propriétaire du domaine de Pardailhan de 1829 à 1884 |
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Appartenant à la bourgeoise protestante de Montpellier, la famille Tissié est très influente
dans le département
de l'Hérault
durant tout le 19ème siècle, notamment dans le domaine financier. A cette époque, la banque Tissié-Sarrus est un des premiers établissements de la région. Propriétaires terriens, les Tissié cherchent à moderniser la viticulture et l'agriculture. Liés par leurs affaires au mécène Alfred Bruyas, et à la famille du peintre Fréderic Bazille, ils sont également des amateurs de peinture.
Intérieur du cabinet de Bruyas, par Auguste Glaize, 1848 (Louis Tissié, de profil regardant le tableau, avec Alfred Bruyas qui pose sa main sur son épaule) En 1829, André Tissié (1782-1866) achète le domaine de Pardailhan à la baronne Charlotte de Treil de Pardailhan, et son fils Alexandre (ces derniers ne quittent le château qu'en 1830). Tout au long de sa vie, André Tissié agrandit la propriété en achetant des terres (achat du domaine de Malibert, commune de Babeau-Bouldoux), modernise les métairies (construction à La Caussine). A la fin de sa vie, le domaine de Pardailhan s'étend sur près de 700 hectares. Son fils Louis (1819-1881) est un ami très proche d'Alfred Bruyas, mécène du peintre Gustave Courbet, et grand collectionneur de peintures. C'est d'ailleurs par une lettre écrite à Pardailhan, qu'il lui déconseille en 1853 d'acheter "Les Baigneuses".
Réunion de famille, par Frédéric Bazille - à droite Suzanne Tissié (en robe rayée) et derrière elle, son mari Marc Bazille
Suzanne Tissié (1847-1911), fille de Louis, épouse en 1867 Marc Bazille. Il est le fils
de Gaston Bazille, grand notable Montpéllierain, ami et associé de la famille, et
le frère du peintre Frédéric Bazille. La correspondance publiée de ce dernier,
conserve d'ailleurs un courrier de son père, datée du château de Pardailhan.
Alphonse Tissié (1845-1919), fils de Louis, est représenté en 1868, (ci-contre) par son ami Bazille,
en uniforme de cuirassier. Après le décès de leur père Louis en 1881, Alphonse et Suzanne Tissié vendent le domaine de Pardailhan, qui ne présente plus d'intérêt sur le plan agricole.
La propriété est démantelée par lots, achetés en général par les habitants de la commune. Ainsi se termine plus de cinquante ans de présence des Tissié à Pardailhan, représentants de la grande bourgeoisie cultivée de Montpellier. La marque des Tissié-Sarrus était encore visible, il y a quelques années à Pardailhan : "T et S" entrecroisés sur la grille de la ferme de La Caussine.
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