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Thomas-François de Treil de Pardailhan
Le dernier seigneur-baron de Pardailhan, député à la Révolution |
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Thomas-François de Treil de Pardailhan, dernier seigneur de Pardailhan, né en 1754,
est de la génération des acteurs de la Révolution Française. | Issu de la noblesse Saint-Ponaise, fils du baron François de Treil, il poursuit la destinée ordinaire de l’aîné de la famille à la fin de l’Ancien Régime, en devenant militaire. Très jeune il quitte Saint-Pons, où vit sa famille et devient gendarme de la garde du Roi, chargé de sa protection au Palais de Versailles. A 20 ans il rejoint le corps prestigieux des Mousquetaires.
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Les écrits de sa jeunesse le montrent déjà révolté contre l'aristocratie et les hypocrisies de la
société d'Ancien Régime (voir son poème: Aux Grands).
Quelques mois plus tard, il fait un riche mariage
avec Charlotte Gautier de Vinfrais, d'une famille
d'Ile de France, attachée au service de la Cour. Par son contrat de mariage, il reçoit
la seigneurie de Pardailhan et s’intitule
dés lors baron de Pardailhan. Thomas-François vit désormais une partie de
l'année à Villejuif chez ses beaux-parents (Hôtel de la
Capitainerie des chasses), mais aussi à Paris, et séjourne à Saint-Pons et Pardailhan.
| En 1785, il entre dans la Maison Civile du Roi avec l'acquisition de l’office de « Maître d’Hôtel du Roi» ; son service quelques mois dans l’année lui permet d’approcher Louis XVI, à Versailles. A la veille de la Révolution, il est récompensé de vingt ans de services par la décoration de l’ordre de chevalier de Saint-Louis.
A Paris en 1781, il est devenu franc-maçon dans la loge prestigieuse «Saint-Jean-d'Ecosse du Contrat Social
»,
où il cotoit Lafayette ; à Saint-Chinian il est membre associé de la loge «la Liberté». La franc-maçonnerie
connaît dans les dernières années de l’Ancien Régime un développement considérable et propage
les idées de démocratie et
droits de l’homme.
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Dès les premiers événements de 1789 Thomas-François s’engage avec passion dans la vie politique ; il est délégué en mars
1789 par les représentants rassemblés des trois ordres de Saint-Pons, pour soutenir le projet d’une constitution. En 1790,
il est Electeur du canton de Villejuif, en 1791, Administrateur du département de Paris (conseiller général).
En 1794, pendant la Terreur, il est emprisonné comme modéré à la prison Saint-Lazare à Paris
(*) ; il échappe de peu à la
guillotine. En 1800, ruiné, il se rallie au régime de Bonaparte. Poursuivi par ses créanciers, il s’exile en 1806 à Milan en Italie, d’où il apprend son expropriation du domaine de Pardailhan, par son propre frère Alexandre. Revenu en France, il s’installe définitivement au château de Pardailhan, racheté par son épouse Charlotte. A la Restauration en 1815 il est nommé maire de la commune de Pardailhan. Il est décédé le 2 août 1822 au château de Pardailhan. |
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