Saint-Pons-de-Thomières et le Pays Saint-Ponais
Histoire et patrimoine de l'ouest du département de l'Hérault

La reconstruction des fortifications d'Olonzac
(Notices sur les antiquités d'Olonzac en 1371)

Valentin Limousy rédige en 1793 les "Notices sur les antiquités d'Olonzac en 1371" qui rapportent la tradition orale sur la réorganisation du bourg la reconstruction de ses fortifications, probablement entre 1371 et les début du 15ème siècle. Il s'agit d'un témoignage, non d'un travail historique.

"Le nombre des habitants ainsi réfugiés dans la principale paroisse étant devenu considérable, ils travaillèrent à se fortifier et à clore le lieu de bonnes murailles et fossés pour les garder de l'incursion des ennemis, pour jouir des avantages et commodités de tous les lieux murés en cas de perte ou d'autre nécessité publique.
Les habitants d'Olonzac ainsi réunis au nombre de cinq cents feux, ce qui compose une population de deux mille cinq cents âmes, d'après une juste proportion, se trouvèrent génés dans l'église Saint-Jean du Puits dédiée au saint-Esprit. Et malgré les grandes dépenses que ses habitants avaient fait aux remparts, caves et cordons, ils bâtirent l'église Notre-dame dans une enceinte plus grannde.[...]

Les habitants firent rebâtir de nouveau les murailles du lieu, dans une enceinte plus grande en baillant le prix fait à Billet et à Quinet, Olivier frères, maîtres-perriers et maçons aux paces et conventions suivantes déposées dans le dit acte, stipulées entre les habitants et les dits macçons :
premièrement que les dits maçons et perriers sont obligés de faire les fondements des murailles de sept pa,s d'épaisseur jusque sur terre, et de terre en haut de six pans jusqu'au merleets et créneaux, les murailles et les merlets d'un pan et demi d'épaisseur;
qu'ils feront les tours de douze pans au dessus des murailles;
que les maçons fourniront tous les matériaux et instruments nécessaires pour faire la dite bâtisse des murailles.
etant néanmoins convenu, comme il est porté par le même acte, que les habitants s'obligeront à ce que les maçons puissent bâtir sur le ferrme.
De plus s'obligent les dits habitants de fournir le boisage pour faire les échafaudages et cintres à la dite bâtisse et de bailler encore tous les ferrements et fermetures.

Et pour faire voir la grande quantité de murailles qui furent bâties pour lors, et les grandes frais et dépenses que les habitants d'Olonzac supportèrent pour cette bâtisse, il vous plaira de considérere et remarquer dans les dits actes, que outre les travaux et fournitures ci-dessus, aux quels les habitants s'obligèrent, ils donnèrent et accordèrent aux dits maçons pour leur salaire et payement pendant six années consécutives le vingtième des pâtures, laines, agneaux, blés, légumes, vin, huile, lin et généralement de tosu les fruits appartenant aux dits habitants d'Olonzac, en quelque lieu qu'ils eussent leurs biens situés [...]

les habitants s'obligèrent encore envers les dits maçons à un pacage, qui est une imposition faite sur chaque habitant ou chaque chef de famille que les syndics de la communauté s'engagèrent à faire valoir tous les ans aux dits maçons [...].

Au moyen duquel accord et conventions, faites entre les habitants et les dits Olivier maçons, les maçons auraient vaqué pendant plusieurs années à construire et bâtir les murailles du dit lieu, qu'ils auraient assurées et mises en bon état, le dit lieu étant clos et fermé de bonnes murailles et fortifié de quinze tours au moyen de quoi il aurait souffert diverses attaques pendant les guerres civiles"

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