Saint-Pons-de-Thomières et le Pays Saint-Ponais
Histoire et patrimoine de l'ouest du département de l'Hérault

La trêve du Mas-de-Barbieu (1592)

Louis Blazin érudit local et maire d'Olonzac décrit dans son ouvrage "Le Minervois et la commune d'Olonzac" la trêve du Mas-de-Barbieu qui met fin, dans le Minervois, à la guerre opposant les troupes royalistes du duc de Montmorency, aux ligueurs catholiques du duc de Joyeuse.

Pendant la tenue des États de la Ligue à Carcassonne, 14 novembre [1592], les ducs de Montmorency et de Joyeuse souhaitant également de mettre fin à la désolation de la Province, qui durait depuis si longtemps, s'abouchèrent au Mas-de-Barbieu, entre Olonzac et Azille, et convinrent, le 14 décembre, d'une trêve d'un an, qui devait commencer le premier janvier suivant et finir le dernier de décembre.

Ainsi, revenus à de meilleurs sentiments, reconnaissant la criminelle inutilité de la lutte, les deux chefs donnent enfin la paix au peuple du Midi, et, bizarre destinée, la trêve est convenue au Mas-de-Barbieu, à une lieue de Cesseras : ils purent de ce point contempler le champ de bataille de 1591 penser aux morts enterrés dans la plaine !
Le duc de Joyeuse était accompagné à cette entrevue par plusieurs députés des Etats de la Ligue, et Montmorency avait auprès de lui ses principaux offciers.
Joyeuse, de retour à Carcassonne, fit part à l'assemblée de la résolution arrêtée avec Montmorency : les Etats approuvèrent la trêve et remercièrent Joyeuse.

La trêve du Mas-de- Barbieu fut d'une importance capitale, non seulement parce qu'elle fut respectée et observée de part et d'autre, mais encore parce qu'après le 21 décembre 1593 les hostilités ne furent pas reprises. C'est donc en réalité la trêve de Mas-de-Barbieu qui donne enfin au pays la paix intérieure si désirée et si désirable .

Le Minervois et la commune d'Olonzac, par Louis Blazin

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