Saint-Pons-de-Thomières et le Pays Saint-Ponais
Histoire et patrimoine de l'ouest du département de l'Hérault

L'abbé de Levizac

à Albi le 4 janvier 1745, Jean-Pons Delecouls, dit Delecouls de Levizac a fait ses études au collège des Jésuites de sa ville natale. Nommé chanoine de Vabre, il est ensuite vicaire général de l’Evêque de Saint-Omer, Mgr de Bruyères-Chalabre (dont il peut se prétendre lointainement apparenté par la famille de Villeneuve).
Il est lauréat des jeux floraux de Toulouse en 1776.

A la Révolution il refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé et émigre en Hollande puis en Angleterre, comme son cousin germain Alexandre de Treil de Pardailhan. Il est accueilli par l’aristocratie anglaise et choisi comme professeur de français de certaines grandes familles.

Il se fait connaître comme littérateur et grammairien et édite à Londres les œuvres de Boileau, de La Fontaine, de Racine, de Mme de Sévigné, puis sous le titre de «Bibliothèque portative», un choix de poésies françaises avec la traduction anglaise.


Il écrit et publie également un «cours de littérature, d’histoire et de philosophie » et une «grammaire».

Il est également connu pour son «Tableau des Révolutions» :

« La Révolution française n’est point une Révolution ordinaire ; elle a son caractère à elle seule ; son foyer est dans la corruption du cœur humain. Elle a pour principal mobile l’orgueil et pour moyen la corruption. Tout ce que la religion avait conservé de devoirs et de vertus indignement outragé ; tout ce que la majesté des siècles avait marqué de son sceau vénérable lâchement renversé ; tout ce que la licence et l’impiété ont de plus révoltant hautement préconisé ; tout ce que la scélératesse peut imaginer de crimes effrontément exécuté ; l’art de corrompre les peuples réduit en principe ; voilà ce qu’elle nous a fait voir […] L’histoire prouve que les peuples n’ont jamais été plus heureux et plus tranquilles que sous la protection et sous la sauvegarde d’une monarchie tempérée.
La démocratie est pour le corps politique ce que l’épilepsie est pour le corps humain. Agitée sans cesse de convulsions, elle ne résiste quelques temps à l’action toujours répétée du vice intérieur qui la mine que par des palliatifs qui ne font qu’en suspendre les effets»

L’abbé de Levizac ne rentre pas d’émigration et décède à Londres en 1813.

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