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Jean Miquel, de Barroubio
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Sa curiosité naturelle l'amène à s'intéresser aux sciences naturelles et historiques, telles que la botanique, la géomorphologie, l'agriculture, la préhistoire et l'archéologie. Il doit sa passion pour la géologie à sa rencontre avec son premier maître, le professeur Cannat, alors président de la Société d'histoire naturelle de Béziers. Ce dernier lui enseigne ses premières notions de géologie, et le met en contact avec le Professeur de Rouville de Montpellier.
Jean Miquel publie de nombreux articles dans les revues des sociétés savantes régionales de l'époque, comme les sociétés d'études scientifiques de l'Aude et de Béziers, et les bulletins géographiques du Languedoc et de la Société archéologique de Béziers.
La première publication géologique de Miquel ( 1893) souligne le caractère autodidacte et spontané de ses recherches
paléontologiques et stratigraphiques, et attire immédiatement l'attention d'autres chercheurs. «Dès ses premiers débuts (1892) un jeune observateur, aussi passionné qu'intelligent, éclos spontanément à l'art de l'observation. M. Jean Miquel, qui eut le grand mérite de savoir, en toute simplicité, sans préjugé ni objectif systématique, noter, dans l'ordre où elles s'offraient à lui, les différentes masses minérales qu'il rencontrait dans le trajet, mille fois fait par lui, de Barroubio, où il habite, jusqu'au hameau de Coulouma [...] . M. Miquel releva un à un, les divers termes de l'admirable série qui se déployait sous ses pas, et les énuméra dans sa modeste mais très importante notice» ( Rouville 1893).
Ses publications montrent sa grande connaissance géographique et stratigraphique de sa région, ainsi qu'un strict
raisonnement logique.
Après 1925 il ne sort pratiquement plus sur le terrain mais range et étiquette ses anciennes trouvailles ainsi que celles
que lui amènent ses ouvriers et collaborateurs. Jean Miquel érudit local a également publié ses travaux de recherches historiques et archéologiques (notamment dans l'essai sur l'arrondissement de Saint-Pons), qui font encore référence (bibliographie de la dernière édition de Histoire du Languedoc - Privat). Plus anecdotiquement, il s'est également intéressé à la modernisation de la région, et a proposé la construction du ligne de chemin de fer à travers le Pardailhan.
Décédé en 1940, son corps repose dans le cimetière de l'église Saint-Jean-de-Dieuvaille, au fond d'une gorge près
de Barroubio.
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