« Nous soussignés, agent et adjoint de la commune de Fraïsse, faisant provisoirement les fonctions de maire
et adjoint de la dite commune,
Certifions sur l’attestation des citoyens Etienne Vidal dit Rendy cultivateur,
Pierre Calas père propriétaire, Antoine Calas fils, propriétaire, Joseph Calmels propriétaire, Etienne Vidal dit
Reres propriétaire, Pierre Théron propriétaires, tous domiciliés aux Hers, Jean Vidal propriétaire, Pierre Jean Vidal
cordonnier, propriétaire des Navinals, tous domiciliés dans la présente commune,
Que Jean Alexandre Vincent de Paul Treil, natif de Saint-Pons, âgé de trente-huit ans, ci-devant garde du corps,
taille de cinq pieds six pouces, cheveux et sourcils châtains, yeux petits et noirs, nez court bouche moyenne,
visage plein,
A résidé sans interruption à la métairie des Navenals appartenant au citoyen Pierre Jean Vidal l’un
des attestants et dans sa maison d’habitation située dans la présente commune depuis le neuf mai 1792 jusqu’au
28 fructidor an 5,
Certifions en outre que les citoyens attestants ne sont à notre connaissance et d’après leurs
affirmations ni parents, alliés agents, fermiers, créanciers, ni débiteurs du certifié, ou employés à son service.
Le présent certificat de résidence ayant été demandé et requis par la citoyenne Marie Monique Joséphine Treil,
veuve Planque domiciliée à Saint-Pons, sœur du certifié et par lui autorisé à en faire la demande par procuration
qui nous a été par elle exhibée.
Fait à Fraïsse à la maison commune le 9 floréal an 8 de la République Française
une et indivisible. »
« Pierre Jean Vidal cordonnier et propriétaire de la métairie des Navinals dans
la présente commune âgé de quarante deux ans après avoir promis de dire la vérité (…)
Déclare qu’un des premiers jours
de may mil sept cent quatre vingt douze, le citoyen Pierre Calas propriétaire des Hers conduisit chez lui le dit Treil qui
lui demanda asile craignant tout pour sa personne, et que connaissant ses parents et l’ayant vu lui-même chez son
beau-frère Planque, il le reçut avec humanité et l’a gardé sans interruption jusqu’à la fin du mois de fructidor
an cinq, époque à laquelle il s’en fut pour obéir à la loi ajoutant que le dit Treil était alors un très joli jeune
homme d’environ trente ans, d’environ cinq pieds six pouces, figure pleine, yeux petits et un peu rouges, cheveux châtains,
Et a signé avec nous ».
« Etienne Vidal dit Rendy cultivateur, demeurant aux Hers, âgé d’environ cinquante ans (…)
déclare qu’au commencement de may mil sept cent nonante deux, allant commander des souliers chez Pierre-Jean Vidal
cordonnier aux Navinals, il y rencontra un grand jeune homme qu’il reconnut être le dit Treil,
qu’il avait vu en uniforme à La Salvetat chez son beau-frère (de Planque),
que depuis il le vit journellement lui rendant des services, et qu’il lui portait souvent du beurre et des fromages frais
et qu’après le dix huit fructidor il partit .
Requis de signer a dit ne savoir et avons signé »